logo

U.P.M.I.

 

Photographe professionnel de musique (entre autre), et d’une manière général, j’aime respecter le travail d’autrui. Que ce soit le travaille d’un musicien, d’un technicien, ou dans un autre domaine, je ne conçois pas mon métier dans l’irrespect.

J’adhère totalement à la Charte (cliquez sur ces deux liens pour consulter à la fois le texte original de la Charte et le site original de mes confrères photographes et adhérents) édictée par l’Union des Photographes des Musiques Improvisées (UMPI) :

UMPI

Union des Photographes Improvisées

CHARTE DES BONNES PRATIQUES

à l’usage des photographes, artistes, organisateurs et médias des musiques improvisées

Qui sommes-nous ?
L’UPMI a été créée en 2016. Elle regroupe des photographes spécialisés dans les événements musicaux où l’improvisation tient une place significative (le jazz est un terme trop restrictif aujourd’hui pour désigner l’ensemble des musiques improvisées).

Comme les musiciens, ce n’est ni sous la contrainte , ni pour l’appât du gain, mais par passion que nous avons fait le choix de cette famille musicale pour nous exprimer. Mélomanes, nous nous abreuvons de ces musiques. Nous y trouvons beauté, originalité, virtuosité et énergie, toutes nécessaires à notre quotidien. Au plus près de l’actualité, nous sommes présents tout au long de l’année sur de nombreux concerts et festivals et parce que nous sommes curieux, insatiables, vous nous croiserez parfois en simples auditeurs.

Au fil des rencontres, nous avons su tisser des lie ns amicaux avec certains artistes et acteurs du réseau. Nous avons développé une expertise du domaine qui dépasse de loin la simple compétence technique photographique. C’est pourquoi nous revendiquons haut et fort notre appartenance à un réseau professionnel qui va du musicien au programmateur, de l’ingénieur du son au tourneur.

Hélas !

Tous faisons le constat d’être chaque jour un peu plus évincés. Dispensables voire indésirables en certains lieux, il devient difficile d’accéder aux scènes sans déployer d‘incroyables stratagèmes. Nous sommes perçus comme une variable d’ajustement. Quand il est inconcevable de ne pas rémunérer d’un juste salaire quiconque intervient sur un spectacle, il semble presque toujours inconvenant que le photographe demande rétribution en échange de ses photographies… La liste de nos déconvenues s’allonge quotidiennement.

Pourtant, avez vous un seul instant imaginé à quoi ressemblerait un site internet, un dossier de presse, une plaquette de festival, sans photographie ?

C’est pourquoi nous avons décidé de nous unir afin d’affirmer notre légitime présence, notre savoir-faire, rappeler quelques notions de droit élémentaire mais aussi simplement de courtoisie et émettre une charte des bonnes pratiques qui doit servir l’intérêt de tous, permettre de rendre sereines des situations parfois conflictuelles qui n’ont pourtant pas de raison de l’être. Finalement, retrouver un peu de solidarité entre les différents acteurs d’un secteur mis à mal, il est vrai, par la conjoncture économique et les politiques culturelles, mais que nous aimons tous avec fougue.

Une bonne pratique c’est quoi ?
Une bonne pratique est une pratique ayant fait ses preuves et permis d’obtenir de bons résultats. Elle est alors recommandée comme modèle. C’est une expérience réussie, testée et validée, répétée, qui mérite d’être partagée afin qu’un plus grand nombre de personnes se l’approprient. Elle désigne, dans un milieu professionnel donné, un ensemble de comportements qui font consensus et qui sont considérés comme indispensables par la plupart des professionnels du domaine, ils peuvent se limiter aux obligations légales ou les dépasser.

Les contrevenants aux bonnes pratiques de manière délibérée et avérée sont rayés de la charte s’ils étaient signataires et font l’objet d’une liste rouge, les acteurs du réseau peuvent ainsi juger qui est capable d’une interaction solidaire et constructive et qui ne l’est pas.

Les mauvaises pratiques d’aujourd’hui qui nous poussent à rédiger une charte des bonnes pratiques pour demain.
– Une forme de paranoïa s’installe autour de l’image de l’artiste sans que personne ne veuille vraiment s’exprimer dessus. Faute d’un réel échange, de discussions constructives sur le sujet, à cause d’une censure préventive, certains évènements ne sont pas couverts sans que l’on sache réellement qui décide quoi (artistes, labels, agents, tourneurs, attachés de presse, organisateurs, programmateurs ?).

Difficile de savoir qui décide dans des équipes organisatrices où bien souvent le personnel est stagiaire, peu expérimenté et renouvelé d’une année à l’autre. Alors l’accréditation, par méconnaissance et simplification, risque de se faire au bénéfice de grands médias et autres partenaires.

L’accréditation d’un photographe pour un événement donné doit laisser de côté tout passe-droit et se faire sur le sérieux et la qualité de son travail. C’est la garantie pour les artistes et les organisateurs d’avoir des photoreportages de bonne tenue.

– Fréquemment des contrats sont imposés aux photographes. Sur place, au dernier moment, leur lecture met en évidence nombre de restrictions et de clauses léonines. Qui les rédige,
qui se préoccupe vraiment de leur contenu, sont-ils seulement utilisés ?

Ils n’autorisent les photographies que lors des 3 premiers morceaux d’un concert, parfois 2, 1 ou à l’inverse les 3 derniers. Heureusement une majorité d’artistes considère que quelques morceaux ne représentent pas un concert et que plus ils seront photographiés, plus leur visibilité sera grande dans les médias.

Quelle est la légitimité d’une image 100% contrôlée chez les professionnels alors que le public produit en toute liberté et à tout moment des photographies de qualité douteuse avec des smartphones ?

Des contrats proposent aussi une cession à titre gratuit des droits de diffusion des photographies de l’événement. Certains artistes (ou leur agent) pensent que les photographier est une faveur et qu’ainsi il est bien normal que les photographes cèdent tout ou partie de leur travail pour rien, au mépris des droits d’auteur qu’ils sont si prompts à défendre quand c’est leur intérêt. Certains profitent de ces situations et obtiennent à bon compte des photographies pour leur communication. C’est simplement du travail déguisé, que l’on ne souhaite à aucun salarié du monde de l’entreprise, qui fait descendre des
dizaines de milliers de gens dans la rue, mais auquel tout photographe de spectacle est cyniquement confronté au quotidien. Malheureusement, des organisateurs et même des photographes acceptent ces pratiques et refusent d’en parler pour ne pas contrarier les artistes et se faire blacklister.
En quoi notre travail sert les artistes et les organisateurs.
Lorsqu’un acteur du réseau (média, musicien, organisateur…) passe commande de photographies à un professionnel, il n’est pas utile de rappeler l’impact d’un reportage bien réalisé en terme d’image et de communication.

Qu’en est-il lorsqu’un photographe a les autorisations nécessaires pour être présent à un événement mais qu’il n’a pas de mission photographique, probablement le cas le plus fréquent ?

Le photographe réalise alors des clichés qui alimentent son catalogue. Ces clichés peuvent être diffusés par lui-même sur son site, son blog, sur les réseaux sociaux ou bien encore lors de tirages d‘art, d’expositions. Le photographe participe ainsi indirectement en exposant son travail, et en fonction de sa notoriété, à la communication autour d’un artiste, d’un événement sans que cela n’implique de frais pour ces derniers.

Certains photographes ont choisi de collaborer avec une presse bénévole, associative (Citizen Jazz, Culture Jazz, Improjazz, …) et participent ainsi à informer le public sur tel ou tel évènement, mettant d’ailleurs souvent en valeur le travail d’artistes, de salles ou de festivals à l’échelon régional qui ne sont pas toujours sous
les projecteurs de la presse nationale.

La presse, spécialisée ou non, peut faire appel au catalogue de ces photographes pour illustrer ses articles, en payant à l’auteur des droits de diffusion. La richesse et l’actualisation régulière de ces catalogues permet de proposer des photographies variées, d’archive ou d’actualité, aux différents diffuseurs.

Bien sûr, un artiste ou tout autre acteur du réseau peut à posteriori, lorsqu’il trouve les photographies d’un événement particulièrement réussies, passer commande lui-même auprès du photographe pour actualiser sa communication. Un dossier (de presse, de demande de subventions…) contenant des photographies de qualité est toujours un gage de sérieux et fait la différence.

Laisser un photographe faire son travail cela ne coûte rien, personne n’est contraint d’acheter des droits de diffusion, cela permet par contre une couverture médiatique de qualité dont les artistes et organisateurs ne peuvent se passer. A l’inverse, si on ne laisse pas les photographes avoir accès aux événements, l’histoire n’en garde aucune trace. Une photographie c’est un instant qui ne se répète jamais. Les myriades de photographies qui inondent les réseaux sociaux aujourd’hui sont un leurre. Prises le plus souvent avec des smartphones, elles n’ont que bien rarement une valeur artistique. Surtout, passeront-elles l’épreuve du temps ? Jamais une génération n’aura autant été photographiée et pourtant il n’en restera probablement rien dans 50 ans. La faib
le qualité intrinsèque et la problèmatique de tirage, de conservation de ces fichiers numériques innombrables rendent très probablement ces photographies éphémères.

Le photographe professionnel, lui, est un passeur de mémoire. Il trie, il sélectionne, il imprime, il archive.

Charte des bonnes pratiques : les photographes
Le photographe s’engage à respecter les points suivants :

  • Prises de vues
    • Il obtient une accréditation et toutes les autorisations nécessaires pour photographier le spectacle concerné. Il s’enquiert auprès de l’organisateur des moyens et des dispositions mis en place pour qu’il puisse travailler dans de bonnes conditions.
    • Il fait preuve de courtoisie et de discrétion et fait tout son possible pour ne pas déranger
      les artistes en répétition et/ou représentation, ni le public. Il s’habille de manière discrète et adaptée aux circonstances de prises de vues (habits sombres dans une salle sombre).
    • Devant le travail d’un confrère, il a une attitude d’équité et de réserve dans ses jugements.
    • Il ne procède à aucun enregistrement audio ou vidéo des concerts sauf autorisation particulière.
  • Activité
    • Il respecte et défend le Code de la Propriété Intellectuelle qui le protège en tant qu’auteur.
    • Il exerce sa profession avec un statut social et fiscal conforme à la législation.
    • Il s’engage à la confidentialité et à la discrétion, afin de préserver les droits et les biens des artistes.
    • Il s’autorise à ne pas exercer son activité s’il n’est pas le bienvenu, par exemple lors des événements où la prise de clichés est limitée à un certain nombre de titres en début ou fin de concert. Il respecte donc les restrictions mais ne les approuve pas pour autant.
    • Lors de la cession de droits, il doit informer les diffuseurs sur la législation en vigueur spécifique à la profession, aussi bien fiscale, sociale que liée à la diffusion des œuvres.
    • Le photographe pratique des honoraires en rapport avec la diffusion des photographies et permettant l’exercice de la profession (couvrant au minimum les charges d’exploitation, d’investissement et de formation). Ainsi la cession de droits à titre gratuit doit rester exceptionnelle et ne pas permettre une concurrence déloyale entre photographes.
  • Publication
    • Lors de la diffusion d’une image d’un artiste, il veille à bien la légender et ne pas la sortir de son contexte en vue d’illustrer un propos qui n’aurait pas de rapport direct avec la prestation.
    • Le photographe travaillant pour un support de presse respecte “la déclaration des droits et devoirs du journaliste” (cf annexes).
    • Le photographe doit conseiller les diffuseurs sur les méthodes et techniques, les plus adaptées à la bonne fin de leur demande.

Charte des bonnes pratiques : les artistes, organisateurs et autres acteurs du réseau
Les artistes, organisateurs et autres acteurs du réseau s’engagent à respecter les points suivants :

  • Accès aux manifestations
    • Les modalités d’accès du photographe professionnel aux concerts et manifestations sont clairement définies par l’organisateur sous la forme d’une accréditation. Ces modalités doivent permettre au photographe professionnel d’exercer son activité dans de bonnes conditions et sans ambiguïté, la bienveillance de l‘équipe organisatrice ainsi que du service de sécurité à son égard doit être acquise.
    • La seule production d’un badge attestant de l’accréditation de son détenteur doit lui ouvrir le droit d’entrer librement dans l’enceinte de cette manifestation et de prendre des
      photographies des événements qui s’y déroulent. Dans le cadre de son activité, le photographe ne peut se voir refuser l’accès à un événement que pour des questions de sécurité du public ou des artistes, ou de capacité d’accueil.
    • L’organisateur fait tout son possible auprès des artistes pour qu‘aucun droit de regard, de cession des droits de l‘image ou de limitation dans le temps de l‘usage des photographies, de limitation de l’espace de travail, de limitation de la durée de prises de vues aux trois premiers morceaux, soient imposées. Si les conditions de travail ne sont pas réunies, l’organisateur s’engage à prévenir le plus tôt possible les photographes accrédités et leurs médias de référence des restrictions exigées, afin
      de pouvoir faire usage du droit de retrait.
  • Espace de travail
    • Dans la mesure du possible et en fonction des contraintes du lieu, l’organisateur ménage un espace devant la scène permettant aux photographes accrédités de travailler dans de bonnes conditions. En cas de difficultés avec le lieu, il est conseillé à l’organisateur de prendre l’avis d’un photographe expérimenté.
    • Pour les festivals, il semble nécessaire de prévoir un accès backstage avec notamment un “point presse” équipé pour recharger les équipements électriques et un lieu de convivialité
      permettant les rencontres et échanges de point de vue entre les photographes, les musiciens et les différents acteurs du réseau autour des concerts.
  • Respect du droit d’auteur et de la liberté d’informer
    • L’auteur photographe jouit du droit au respect de son nom, de sa qualité et de son œuvre
      (Art L121-1 du CPI).
    • Le droit d’exploitation appartenant à l’auteur photographe comprend le droit de représentation et le droit de reproduction (Article L122-1 du CPI).
    • Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l’auteur photographe ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite (Article L122-4 du CPI). Une photographie ne peut pas être exploitée sans l’autorisation de son auteur. L’auteur photographe jouit de droits patrimoniaux qui lui confèrent (à lui, puis à ses ayants droit) le droit exclusif d’autoriser ou d’interdire toute utilisation de ses photographies jusqu’à sa mort et soixante-dix
      ans après. L’autorisation de l’auteur doit être obtenue pour chaque procédé de reproduction et de représentation de son œuvre. L’auteur peut accorder à un tiers, le droit d’exploiter son œuvre, via la signature d’un contrat de cession de droit.
    • Le droit de représentation et le droit de reproduction sont cessibles à titre gratuit ou à titre onéreux. Lorsqu’un contrat comporte cession totale de l’un des deux droits visés au présent article, la portée en est limitée aux modes d’exploitation prévus au contrat (Article L122-7 du CPI).
    • Demander au photographe une cession “tous droits” ou “libre de droits” est illégal. L’inscription “libre de droits” accolée à la photographie d’un auteur vivant ou décédé depuis moins de 70 ans est manifestement contraire au Code de la propriété intellectuelle. La transmission des droits de l’auteur est subordonnée à la condition que chacun des droits cédés fasse l’objet d’une mention distincte dans l’acte de cession et que le domaine d’exploitation des droits cédés soit délimité quant à son étendue et à sa destination, quant au lieu et quant à la durée. Tout ce qui n’est pas expressément cédé par l’auteur, reste sa propriété. Les contrats autorisant tous les modes d’exploitation, sur tous les supports, advitam aeternam, sont léonins.
    • La proposition fréquente d’autoriser de photographier un concert à la seule condition que le photographe cède ses droits de diffusion sur les photos prises est intolérable. Tous les acteurs du réseau doivent condamner ces pratiques irrespectueuses du Code de la Propriété Intellectuelle.
    • Publier une photographie sans crédit photographique est possible mais avec l’accord de l’auteur. Le droit de paternité dévolu à l’auteur ne fait pas obstacle à l’anonymat ou à l’usage d’un pseudonyme. Toutefois, il rend illégale l’absence de crédit photographique (nom du photographe) ou toute mention de type “DR” (droits réservés) sous la publication d’une photographie sans l’accord de l’auteur. Si vous ne connaissez pas l’auteur de la photographie et n’arrivez pas à le retrouver, vous ne pouvez pas l’utiliser puisque vous n’avez pas obtenu d’accord.
    • Le droit moral du photographe s’impose tant au cessionnaire des droits d’exploitation qu’au propriétaire du support matériel de l’œuvre. L’auteur photographe peut s’opposer à toute modification susceptible de dénaturer sa photographie (montage, recadrage, etc.).
    • Au regard du droit à l’image, la jurisprudence considère que les artistes en représentation
      ont donné une autorisation tacite de diffusion. Si les images représentant un artiste-
      interprète ont été prises dans le cadre de son activité professionnelle, la diffusion des
      images est légale sans qu’une autorisation de l’artiste soit nécessaire au regard du droit à
      l’image ( Ministère de la culture et de la communication décembre 2010).”Attendu que si toute personne quelle que soit sa notoriété, dispose sur son image et sur l’utilisation qui en est faite, en vertu de l’article 9 du Code Civil qui pose le principe du droit au respect de la vie privée, d’un droit lui permettant en principe, de s’opposer à sa diffusion sans autorisation préalable, il en va différemment lorsqu’il s’agit d’images réalisées dans un cadre professionnel dont la diffusion est en principe exempte de toute atteinte aux droits de la personnalité protégés par l’article 9 précité, sans qu’il soit nécessaire de recueillir une autorisation spéciale de la personne représentée, dès lors que cette diffusion ne constitue ni un détournement ni une dénaturation de l’image du sujet y figurant.” (TGI Paris, 17ème ch. 6/6/2012, RG 11/07441).
    • Les droits voisins ne portent pas atteinte aux droits des auteurs. En conséquence, aucune disposition du présent titre ne doit être interprétée de manière à limiter l’exercice du droit
      d’auteur par ses titulaires (Art L211-1 du CPI).
    • Le possesseur d’un support matériel reproduisant une œuvre n’a pas de droit de
      reproduction sur cette œuvre, ce qui découle de l’article L111-3 du CPI, et cette règle n’est
      pas modifiée par le fait que le possesseur soit également le sujet de l’image.
    • L’activité de photographe professionnel s’exerce dans le cadre de la Convention Européenne des Droits de l’Homme, notamment de son article 10 qui garantit à toute personne la liberté d’expression. L’organisateur ainsi que les artistes ou ses représentants ne peuvent imposer un contrôle éditorial ou quelconque droit de regard sur la diffusion des images de photographes accrédités.

Charte des bonnes pratiques : les médias
Les médias qui collaborent avec des photographes s’engagent à respecter les points suivants :

  • Privilégier les collaborations avec les photographes signataires de cette charte.
  • Respecter les droits du photographe : droit d’auteur, droit de représentation et reproduction, droit moral.
  • Lors de la publication de photographies, bien la légender et ne pas la sortir de son contexte. Veiller au crédit photographique lisible de l’auteur du cliché.
  • Si les conditions de travail d’un photographe accrédité pour le média ne sont pas réunies (limitation de l’espace de travail, limitation de la durée de prises de vues aux trois premiers morceaux, limitations d’usage des photographies, droit de regard ou conditions abusives imposées…) le média se réserve le droit d’annuler les publications prévues sur le sujet et de réserver toute nouvelle publication au respect de la charte.

Sources / Liens :

Annexes

Déclaration des devoirs et des droits des journalistes Munich, 1971

Préambule
Le droit à l’information, à la libre expression et à la critique est une des libertés fondamentales de
tout être humain.

Ce droit du public de connaître les faits et les opinions procède l’ensemble des devoirs et des droits
des journalistes.

La responsabilité des journalistes vis-à-vis du public prime toute autre responsabilité, en particulier à l’égard de leurs employeurs et des pouvoirs publics.

La mission d’information comporte nécessairement des limites que les journalistes eux-mêmes s’imposent
spontanément. Tel est l’objet de la déclaration des devoirs formulés ici.

Mais ces devoirs ne peuvent être effectivement respectés dans l’exercice de la profession de journaliste que si les conditions concrètes de l’indépendance et de la dignité professionnelle sont réalisées. Tel est l’objet de la déclaration des droits qui suit.

Déclaration des devoirs

Les devoirs essentiels du journaliste, dans la recherche, la rédaction et le commentaire des événements, sont :

  1. respecter la vérité, quelles qu’en puissent être les conséquences pour lui-même, et ce, en raison du droit que le public a de connaître
  2. défendre la liberté de l’information, du commentaire et de la critique
  3. publier seulement les informations dont l’origine est connue ou les accompagner, si c’est nécessaire, des réserves qui s’imposent ; ne pas supprimer les informations essentielles et ne pas altérer les textes et les documents
  4. ne pas user de méthodes déloyales pour obtenir des informations, des photographies et des documents ;
  5. s’obliger à respecter la vie privée des personnes
  6. rectifier toute information publiée qui se révèle inexacte ;
  7. garder le secret professionnel et ne pas divulguer la source des informations obtenues confidentiellement
  8. s’interdire le plagiat, la calomnie, la diffamation, les accusations sans fondement ainsi que de recevoir un quelconque avantage en raison de la publication ou de la suppression d’une information
  9. e jamais confondre le métier de journaliste avec celui du publicitaire ou du propagandiste ; n’accepter aucune consigne, directe ou indirecte, des annonceurs
  10. refuser toute pression et n’accepter de directives rédactionnelles que des responsables de la rédaction.

Tout journaliste digne de ce nom se fait un devoir d’observer strictement les principes énoncés ci-des
sus ; reconnaissant le droit en vigueur dans chaque pays, le journaliste n’accepte, en matière d’honneur professionnel, que la juridiction de ses pairs, à l’exclusion de toute ingérence gouvernementale ou autre.

Déclaration des droits

  1. Les journalistes revendiquent le libre accès à toutes les sources d’information et le droit d’enquêter librement sur tous les faits qui conditionnent la vie publique. Le secret des affaires publiques ou privées ne peut en ce cas être opposé au journaliste que par exception en vertu de motifs clairement exprimés.
  2. Le journaliste a le droit de refuser toute subordination qui serait contraire à la ligne générale de son entreprise, telle qu’elle est déterminée par écrit dans son contrat d’engagement, de même que toute subordination qui ne serait pas clairement impliquée par cette ligne générale.
  3. Le journaliste ne peut être contraint à accomplir un acte professionnel ou à exprimer une opinion qui serait contraire à sa conviction ou sa conscience.
  4. L’équipe rédactionnelle doit être obligatoirement informée de toute décision importante de nature à
    affecter la vie de l’entreprise. Elle doit être au moins consultée, avant décision définitive, sur toute mesure intéressant la composition de la rédaction : embauche, licenciement, mutation et pro
    motion de journaliste.
  5. En considération de sa fonction et de ses responsabilités, le journaliste a droit non seulement au
    bénéfice des conventions collectives, mais aussi à un contrat personnel assurant sa sécurité matérielle et morale ainsi qu’une rémunération correspondant au rôle social qui est le sien et suffisante pour garantir son indépendance économique.